Actuellement
dans les maternités, des efforts sont faits pour diminuer le
taux de césarienne et encourager l’épreuve du travail
sur utérus cicatriciel.
Cependant la conduite à tenir par rapport à un nouvel
accouchement dépend de plusieurs critères.
Motifs des césariennes
On peut
distinguer des causes permanentes qui contraignent à réaliser
des césariennes itératives, et des causes accidentelles.
Causes permanentes
Elles ont
perdu du terrain en proportion du nombre total de césariennes
mais restent incontournables.
- bassin
chirurgical (indice de Magnin < 21 cm),
- obstacles
praevia tels que les tumeurs,
- anomalies
connues et irréductibles de dilatation du col,
- certaines
malformations utérines,
- lésion
grave du périnée chirurgicalement réparée,
- pathologies
maternelles sévères contre-indiquant la voie basse telles
que des cardiopathies graves, cyanogènes,
- utérus
multicicatriciel, ou antécédent de rupture utérine.
Causes
accidentelles
Elles ont
des origines diverses :
- Mécanique
: échec d’une épreuve du travail
- Dynamique
: anomalies des contractions utérines et/ou de dilatation de
col,
- Liées
aux annexes :
- Insertion
vicieuse du placenta (recouvrant),
- Procidence
du cordon.
- Fœtales
:
- Anomalies
de présentation : épaule, présentation transverse,
front, la face et le siège s’il existe un élément
dystocique surajouté,
- Excès
de volume du fœtus avec non engagement de la tète
même si le bassin est normal,
- Souffrance
fœtale aigüe en cours de travail associée ou
non à une hypotrophie ou une prématurité
inférieure à 32 SA.
- Liées
à l’association maladie et grossesse :
- Pré-éclampsie,
éclampsie, hématome rétro-placentaire, diabète
décompensé.
Technique chirurgicale employée et qualité
de la suture
La césarienne
corporéale antérieure est une indication à la césarienne
itérative en raison du plus fort risque de rupture.
La qualité de la suture est un critère non négligeable.
C’est pourquoi la sage-femme, à l’admission en salle
de travail d’une patiente porteuse d’un utérus cicatriciel
aura le devoir de mettre en œuvre des recherches du dossier obstétrical
antérieur lorsque cela est possible. La prudence s’impose
quand l’intervention a été réalisée
dans des pays en voie de développement et donc dans de possibles
mauvaises conditions sanitaires.
Facteurs de risques associés
Ils peuvent
constituer des éléments de mauvais pronostic.
Intervalle entre les accouchements
Une étude
américaine récente a montré qu’un intervalle
minimum de dix huit mois entre un accouchement par césarienne
et une épreuve de travail réduit de façon significative
le risque de rupture å
Ce même intervalle, s’il est respecté, augmenterait
le taux de succès de la voie basse lorsque le travail est déclenché
(pas de différence avec le travail spontané) ç
Age maternel
Les patientes
âgées de plus de trente ans ont un risque plus élevé
de rupture utérine d’après l’étude
du même auteur en 1999.
Suites pathologiques de la précédente césarienne
L’infection
altère la qualité de la cicatrice.
Travail dystocique
Le risque
de rupture utérine est plus élevé lorsque la dilatation
cervicale est lente et connaît une stagnation supérieure
ou égale à deux heures.
E. F. Hamilton au Canada en 2001 a montré que le recours à
la césarienne dans ce contexte diminuerait de 42,1% le risque
de rupture utérine.
Le
déclenchement du travail et l’utilisation d’ocytocine
Un monitorage
permanent est nécessaire dans un lieu spécialisé,
proche d’un bloc chirurgical.
Quelle que soit la méthode de déclenchement employée
(prostaglandines intravaginales, Misoprostol ou Ocytocine) la vigilance
s’impose car le risque d’hyperstimulation utérine
engendré est réel. Cette notion clinique a une valeur
limitée sur le taux de prédiction des ruptures.
Une étude américaine de Zelop en 1999 aux USA démontre
que le taux de rupture utérine sur utérus cicatriciel
est statistiquement plus élevé lorsque le travail est
déclenché avec de l’ocytocine qu’après
un travail spontané ë.
Par ailleurs, il est apparu intéressant d’étudier
rétrospectivement le risque de rupture utérine associé
aux doses d’ocytocine utilisées dans l’épreuve
du travail après césarienne. Ce travail a été
réalisé en 2001 par le Collège Américain
d’Obstétriciens et de gynécologues et met en évidence
un certain nombre de différences entre le groupe de patientes
ayant eu une rupture utérine et le groupe témoin sans
rupture. Mais ces différences n’ont pas de valeur statistiquement
significative.í
Cela peut s’expliquer par la rareté des ruptures qui limitent
la possibilité de détecter des différences minimes
dans l’exposition au SYNTOCINON *.
Ainsi, il n’y a pas d’écart significatif entre les
deux groupes pour ce qui concerne par exemple :
- Le
poids de naissance des enfants (3693g dans le groupe des ruptures
utérines contre 3673g dans l’autre groupe),
- L’âge
gestationnel (39 SA + 3 et 39 SA + 4),
- L’utilisation
de la péridurale (88% ,et 83%),
- Le
taux de déclenchement (44% dans les deux groupes),
- La
durée du travail.
La dose
initiale d’ocytocine, l’intervalle entre deux augmentations
de doses, la dose maximale et la durée d’administration
de la dose maximale ne sont pas significativement différentes.
Cependant en valeur absolue, la dose totale d’ocytocine était
11,6% supérieure et la durée d’administration 10,2%
supérieure dans le groupe de parturientes avec rupture utérine.
La prudence est donc recommandée !
Les extractions instrumentales
Lorsqu’elles
sont associées à l’utilisation de l’ocytocine
et des prostaglandines, elles représentent un facteur de risque
supplémentaire de rupture utérine selon l’étude
israélienne de Shimonovitz en 2000, en particulier lorsqu’il
s’agit d’un premier accouchement par voie basse après
césarienne ì.
On peut noter que le taux de rupture chute considérablement à
partir du 2e accouchement qui suit la césarienne. En effet, sur
quarante ruptures utérines répertoriées en dix
huit ans à l’hôpital universitaire de Jérusalem,
vingt six sont survenues lors d’une épreuve du travail,
et vingt et une lors du premier accouchement suivant la césarienne.
Mesure échographique du segment inférieur en fin de grossesse
Il existerait
une corrélation directe entre le risque de rupture et le degré
d’amincissement du segment inférieur mesuré autour
de trente sept semaines d’aménorrhées. une épaisseur
supérieure ou égale à 3,5 mm permettrait aux obstétriciens
de proposer une épreuve de travail. î
Anomalies pelviennes décelées par pelvimétrie
Celle-ci
est proposée de manière systématique à partir
du 9e mois, dans un souci médico-légal.
Cas particuliers
La présentation
du siège, l’existence d’une grossesse gémellaire,
l’utérus bicicatriciel et les suspiçions de macrosomie
permettent-elles de proposer une épreuve du travail ?
Une étude marocaine ï a été réalisée
rétrospectivement sur 1000 cas d’utérus cicatriciels
(dont 85,7 % après une césarienne, 12,9 % après
2 césariennes et 1,4 % après 3 césariennes).
Dans cette série, la césarienne avant travail a été
pratiquée dans 13,8 % des cas. Les indications majeures sont
les anomalies pelviennes, les césariennes corporéales
et les utérus tricicatriciels.
L’épreuve du travail a été proposée
dans 862 cas (86,2 %) et aboutit à la voie basse dans 728 cas
(84,5 %). Parmi ces succès, nous retrouvons 75 % des grossesses
gémellaires, 100 % des présentations du siège et
69,6 % des macrosomes.
23 cas de ruptures utérines (2,7 %) sont survenues dont 15 sont
apparues sur des cicatrices corporéales non connues. Aucun cas
de décès périnatal en rapport avec les ruptures
n’a été observé dans cette série.
Surveillance
de l'utérus cicatriciel pendant le travail
Elle est
basée sur la symptomatologie de la rupture utérine.
Clinique
L’état
de l’utérus
La forme
dite « en sablier » de l’utérus est pathognomonique
de la pré-rupture. Le palper peut nous renseigner sur l’état
de relâchement de l’utérus.
Le
caractère des douleurs associées
Un endolorissement
permanent malgré une analgésie péridurale, efficace
jusqu’alors, doit faire évoquer le diagnostic, surtout
si les douleurs intéressent la région sus-pubienne (on
aura pris soin d’écarter la possibilité d’un
globe vésical).
Autrefois, l’utérus cicatriciel représentait une
contre-indication relative à la péridurale. Puis l’usage
s’est répandu tout en recommandant d’être prudent
dans la prescription des analgésiques.
L’éventuelle apparition d’un suintement de sang à
la vulve.
Paraclinique
La surveillance
s’oriente vers le dépistage de la souffrance fœtale
aiguë.
Un monitorage permanent du rythme cardiaque fœtal s’impose
par voie externe ou au moyen d’une électrode de scalp dès
qu’apparaît une altération de la qualité du
signal, ou un rythme cardiaque fœtal pathologique.
Un capteur d’oxymétrie fœtale et des mesures successives
de pH au scalp devant des troubles de rythme peuvent aider le diagnostic.
L’état
de l’utérus est surveillé au moyen d’une tocométrie
interne dès que les conditions le permettent. Elle pourra mettre
en évidence une activité contractile anormale de l’utérus
spontanée ou médicalement induite.
Il est
recommandé de ne pas dépasser 60 mmHg d’intensité
réelle de la contraction utérine. Le relâchement
utérin devra être de bonne qualité. La tocométrie
interne ne permet pas d’affirmer le diagnostic de rupture mais
elle peut avoir une valeur en cas de problème médico-légal.
Le monitorage
maternel :
TA, pulsations, saturation en O2 nous renseignent sur l’état
hémodynamique de la parturiente, notamment en cas de saignement
interne.
L’expulsion
Une poussée
prolongée est évitée.
Une révision utérine systématique est proposée
dans le service pour vérifier l’état de la paroi
utérine, sous le couvert d’une antibioprophylaxie. Ce geste
est discuté par certains car il est source d’infection
et ne conduit plus systématiquement à une laparotomie
en urgence.
Conclusion
La fréquence
des utérus cicatriciels est en constante augmentation et probablement
en rapport avec les pathologies fœtales prises en charge dans le
service.
La conduite à tenir lors d’un nouvel accouchement est d’autant
plus difficile qu’il est impossible de connaître la valeur
de la cicatrice.
D’autre part, se pose aujourd’hui de plus en plus le problème
des cicatrices segmento-corporéales faites sur des prématurés
de moins de 28-30 SA.
La voie basse ne sera acceptée que dans des conditions favorables.
Il est souhaitable de disposer d’une pelvimétrie lorsqu’elle
est possible.
Le pronostic sera meilleur lorsqu’il existe un accouchement antérieur
par voie basse. Il sera optimisé par le dépistage des
facteurs de risques, le diagnostic précoce des signes cliniques
de rupture et la rapidité de l’intervention chirurgicale.
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Cas
cliniques
Je vais
vous présenter deux observations, réalisées dans
le service du Professeur LENG.
Mme D, 32 ans, mariée, rédactrice
Antécédent
médical :
Hypertension artérielle (H.T.A.) chronique
Allergie aux beta-lactamines
Groupe : A+, immunisée contre la toxoplasmose, la rubéole.
Antécédent
obstétrique :
1 césarienne en anesthésie générale (A.G.)
en 1998 à trente six semaines d’aménorrhées
(S.A.) + 5 pour échec de V.M.E. sur présentation du siège,
ayant entraîné une souffrance fœtale aiguë (S.F.A.).
un retard de croissance intra-utérin (R.C.I.U.) était
associé à l’hypertension artérielle, l’enfant
de sexe masculin pesait 2200g.
grossesse
actuelle :
elle a débuté le 12/3
La surveillance a été réalisée à
la maternité à partir du sixième mois et par une
sage-femme à domicile en raison de l’hypertension artérielle
traitée par un demi comprimé d’ALDOMET au début
du neuvième mois.
L’hypertension artérielle est restée isolée.
Une radiopelvimétrie a été réalisée
à huit mois. L’indice de Magnin est à 23,4 (PRP=11,8
; TM=11,6 ; Bièp=11).
Un dépistage du streptocoque B dans le vagin a révélé
un portage sain. Dans ces conditions, un déclenchement est décidé
à 39 SA.
A l’admission
:
- La
hauteur utérine est 34cm,
- La
présentation céphalique très haute et mobile
est confirmée par échographie,
- Le
score de Bishop est à 2. Il n’existe pas d’activité
spontanée de l’utérus. un test à l’ocytocine
« prolongé » est alors décidé pour
s’assurer de la bonne vitalité fœtale, et tenter
une maturation du col. Le déclenchement est confirmé
pour le lendemain. Le score de Bishop n’est alors que peu amélioré
: le col reste post, long, souple, perméable au doigt.
A 9H30
: la perfusion d’ocytociques est démarrée à
1,5cc/h (5 UI/ml) et une antibioprophylaxie débutée par
ROVAMYCINE,
11H45
: le SYNTOCINON a été augmenté progressivement
à 8,5 cc/H pour obtenir une fréquence de 4 CU/10’
ressenties. Le relâchement utérin est correct, et le rythme
cardiaque fœtal réactif à 145 bpm de base.
Une rupture spontanée de membrane révèle un liquide
amniotique clair.
Le col est alors post, épais, souple, perméable à
2 doigts larges. La tète reste relevée.
A 13H45
: le col est identique. Le liquide amniotique devient rosé. Un
capteur de tocométrie interne est installé, et une analgésie
péridurale est proposée à la patiente, ce qui lui
procure un confort satisfaisant. On décide d’augmenter
les doses d’ocytociques jusqu’à 10 CC/H, ce qui permet
à la dilatation de reprendre et de se poursuivre à raison
de 1cm/H
A 17H
: alors que le col toujours épais est dilaté à
6cm apparaissent sur le tracé du rythme cardiaque fœtal
des DIP I profonds à 80 bpm récupérés en
moins d’une minute au rythme cardiaque fœtal de base.
Le relâchement utérin est limite, et le liquide amniotique
qui s’écoule à la vulve est sanglant. La patiente
conserve un bon état hémodynamique et n’est pas
algique (cf annexe 1A)
A 17h45
: une bradycardie marquée à 80
bpm s’installe et persiste, la dilatation s’est complétée
mais la présentation haute n’est pas engagée.
Une césarienne en urgence pour souffrance fœtale aiguë
est décidée (cf annexe 1B).
Après une incision selon la méthode de Stark Cohen, un
décollement digital des différents plans et une ouverture
du péritoine pariétal, on tombe directement sur la tète
fœtale. La rupture utérine est franche sur toute la longueur
de la cicatrice. A 17h26, une fille de 3500g est extraite avec un apgar
à 0 et prise en charge par les pédiatres. Les suites de
l’intervention ont consisté à suturer l’utérus
par des points simples extramuqueux puis selon la technique habituelle.
L’enfant ayant inhalé massivement du sang a été
ventilé puis intubé avec administration intra-trachéale
d’adrénaline et de carbonates, puis transféré
en unité de réanimation pour « souffrance neurologique
secondaire à une anoxie périnatale avec arrêt respiratoire
».
Il a rejoint un service de néonatalogie 8 jours après,
ou le tonus et la réactivité se sont normalisés
et l’électroencéphalogramme amélioré
nettement par rapport à la souffrance cérébrale
diffuse observée à J4 de la vie.
La croissance satisfaisante a permis la sortie du bébé
quelques jours plus tard. Les pédiatres assureront un suivi du
développement psychomoteur de l’enfant. les suites opératoires
et de couches de la mère ont été simples. Elle
a pu bénéficier avec son mari d’un soutien psychologique.
Mme
S, 29 ans, mariée, employée de maison.
Déclare
fumer moins de 10 cigarettes par jour
Mesure 1m55 pour un poids de 108 kg avant la grossesse
Pas d’antécédents médicaux ou chirurgicaux
particuliers.
Elle est de groupe A+, RAI -. Immunisée contre la toxoplasmose
et la rubéole.
Antécédents
obstétriques :
Une césarienne sous anesthésie générale
pour échec de déclenchement à terme dépassé
sur bassin limite –IM=22 ; PRP=10,5cm ; Biep=10,8).
Le poids de l’enfant était de 3550g
Grossesse
actuelle :
Le début a été fixé au 20/5 à l’aide
d’une échographie précoce. La surveillance a été
réalisée à la maternité à partir
de 32 SA et est sans particularité (biométrie fœtale
C50 à 32 SA).
Admission
en salle de travail à 40 SA + 2 : 0H50
Le diagnostic d’imminence de travail est posé : les contractions
utérines sont encore irrégulières et le toucher
vaginal d’entrée montre un col court, intermédiaire,
perméable au doigt. La présentation céphalique
est encore haute (HU=39cm), les membranes sont intactes.
A 9H :
compte tenu de l’apparition d’une tension artérielle
limite (oscillant entre 15/8 et 14/9) et des conditions cervicales favorables
(Bishop=7, col centré court, diamètre de 2 doigts, poche
des eaux en formation, céphalique mobile), un « déclenchement
» au SYNTOCINON est décidé.
A 10H :
les contractions utérines préexistantes permettent une
rupture artificielle de membranes précoce avec écoulement
de liquide amniotique clair. Une surveillance par tocométrie
interne est alors possible, elle sera complétée par la
pose d’une électrode de scalp fœtal car les pertes
de signal sont importantes (paroi +++).
A 12H40
: la dynamique utérine est améliorée par la perfusion
d’ocytociques débutée à 1,5 CC/H. le rythme
cardiaque fœtal est réactif (base à environ 155 bpm).
Quelques ralentissements type DIP I rapidement récupérés
sont enregistrés puis prennent un caractère variable.
Le retachement utérin est bon.
A 5h30
: le col centré, souple, à peine épais, dilaté
à 3cm, permet la mise en place d’une analgésie péridurale.
Le monitorage tant matériel (TA, pls, SaO2, mesure de la tocométrie
interne) que fœtal est permanent.
Une réinjection d’anesthésique local (seul) est
nécessaire pour parfaire la qualité de l’analgésie
devenue rapidement asymétrique.
La perfusion d’ocytociques est progressivement augmentée
jusqu’à 5,5 CC/H.
Une tachycardie fœtale à 165 bpm de base sans fièvre
maternelle s’installe avec persistance de DIP I à 130 bpm.
Un capteur d’oxymétrie fœtale est installé
et donne des chiffres entre 40% et 50%.
La dilatation cervicale jusqu’alors peu brillante (en effet, à
18H30, le col effacé toniques n’est dilaté qu’à
4cm) reprend pour se compléter à 21H30.
Le débit de SYNTOCINON a été modulé à
un débit de 4 CC/H en raison de l’hypercinésie d’intensité
supérieure à 80 mmHg.
La tachycardie fœtale est marquée à 180 bpm avec
des DIP I à 120 bpm puis variables. L’oxymétrie
fœtale est normale (cf annexe 2B).
Les constantes maternelles (TA, température, saturation en O2)
sont excellentes. Une tachycardie est cependant présente àç
120 bpm.Une
deuxième et dernière réinjection de 8 ml de marcaïne
a été nécessaire (douleur diffuse) et efficace.
A 22H04
: après 15 minutes de poussées maternelles, la présentation
en OIGA au DM ne progresse plus. Une bosse séro-sanguine est
importante. Le chef de clinique de garde pose des spatules de Thierry
avec difficulté car elles « butent » sur les épines
sciatiques. Après une rotation en OP et une épisiotomie
préventive, on extrait une fille Sofiane de 3040g. apgar à
10/1. Des difficultés aux épaules ont nécessité
une manœuvre de Mac Roberts. Le pH au cordon est de 7,17 ; la durée
du travail est de 12 heures. La délivrance est naturelle et complète.
Une révision utérine est pratiquée systématiquement
(contexte d’utérus cicatriciel) et montre une déhiscence
complète de la cicatrice, pour laquelle il n’a pas été
réalisé de gestes. Les suites du post-partum immédiates
ont été simples et en particulier non hémorragiques.
Le séjour s’est déroulé normalement, la patiente
a été mise au courant de l’------ de la cicatrice.
L’allaitement a été maternel et la croissance de
la petite Sofiane a été tout à fait satisfaisante.
La patiente et son bébé sont sorties à J5 avec
une ordonnance de contraception.
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